Bloqués par une batterie morte et traqués par l'hélicoptère de Viktor, Mathis et Léna doivent cohabiter dans l'espace confiné du van. Tandis qu'Anca leur offre une échappatoire, Mathis sacrifie sa traque obsessionnelle du lynx pour protéger une femme qu'il connaît à peine. Mais dehors, dans la nuit glacée, quelque chose observe — et ce n'est peut-être pas ce qu'ils craignent le plus.
Le givre dessine des fougères cristallines sur les vitres du van. À l'intérieur, l'air sent le métal froid, le café amer et cette odeur particulière des espaces trop longtemps habités par une seule personne — un mélange de solitude et de cuir usé.
Mathis a étalé ses outils sur un chiffon graisseux avec la précision d'un chirurgien préparant une autopsie. La batterie repose entre eux comme un cadavre mécanique. Ses mains se déplacent avec une économie de…